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Vous trouverez en téléchargement ci-dessous une fiche méthode réalisée par l'enseignant Francis Monthe. Elle est remplie de conseils utiles que vous devez connaître et maîtriser pour être prêt le jour du BAC.

Vous trouverez ci-joint une fiche méthode ainsi qu'un exemple rédigé d'étude critique afin de vous aider à améliorer votre savoir-faire.

Vous trouverez ci-dessous la méthode de la composition et la grille d'évaluation utilisée pour juger de la forme de votre travail par le correcteur.

Le terme Europe nous vient de la Grèce antique. Ce sont les Grecs qui ont été les premiers à utiliser le terme Europe pour désigner un territoire. La première mention de la notion dans un texte grec se trouve dans la Théogonie d'Hésiode en 590 avant notre ère. L'Europe se définit alors par opposition à l'Asie et à la Libye. Pour les Grecs, elle représente un modèle de civilisation fondé sur la cité opposé en tout point aux Empires des Mèdes ou des Perses perçus comme barbares pour des raisons qui ne sont pas que linguistiques. Les historiens savent aujourd'hui entre autres grâce aux travaux du spécialiste des civilisations orientales Michael Barry que les Grecs avaient probablement emprunté ce terme aux Phéniciens dont les marchands distinguaient les deux rives de la mer Egée par deux mots voués à une importante postérité: Ereb (couchant) et Assou (levant).

Cependant, au Vème siècle avant notre ère, Hérodote, le premier historien grec, semble ne pas être conscient de cette relation étymologique. Il ne peut s'expliquer le nom du continent que grâce à un mythe raconté par Homère. Europe serait une jeune princesse issue de la cité de Tyr en Phénicie que Zeus enleva déguisé en taureau et transporta sur son dos jusqu'en Crète pour s'unir à elle. Ses parents très inquiets envoyèrent leurs fils à sa recherche dans toute la méditerranée. L'un d'entre eux, Cadmos, débarqua en Grèce où il fonda Cadmée pour se plier à la volonté des dieux. C'est en ce lieu que les phéniciens transmirent l'écriture aux Grecs d'après le mythe. Hérodote apporte du crédit à ce récit et se demande quand et comment la princesse a fini par donner son nom au territoire habité par les Grecs. Il inverse donc l'ordre de la cause et de l'effet. C'est la transmission aux Grecs de l'écriture et d'une partie du vocabulaire des Phéniciens qui leur a permis de nommer leur continent et de raconter l'histoire de l'apparition de l'écriture sous une forme légendaire et allégorique et non pas l'inverse. Hérodote ne dispose cependant pas d'autres sources que la mythologie pour écrire l'histoire et il sait d'instinct, comme le démontrera au XXème siècle l'historien Victor Bérard pour l'Odyssée, que la mythologie regorge pour qui sait la lire de renseignements historiques et géographiques exacts sur l'histoire grecque.

Le terme Europe disparaît presque totalement au Moyen-Age au profit de celui de chrétienté. Il ne ressurgit qu'au XVIème siècle chez les humanistes qui se passionnent pour l'Antiquité grecque. Au moment même où les Européens découvrent un nouveau continent, ils décident de redonner au leur un nom d'une lumineuse obscurité qui le rattache étroitement à son berceau méditerranéen, cadre de conflits mais aussi d'échanges fructueux.

La revue L'Histoire reste une référence incontournable en tant que revue de vulgarisation du savoir historique destinée à un public curieux et cultivé. L'essentiel est de ne pas se contenter de cette source et de la compléter par des émissions télé ou radio ou par des sites internet spécialisés. La lecture de livre d'histoire reste irremplaçable pour approfondir vos connaissances.

La revue L'Histoire est disponible au CDI.

Géopolitique : la longue histoire d'aujourd'hui (2012) est un excellent livre du géographe Yves Lacoste qui vous permettra d'approfondir les thématiques du programme de géographie en les reliant au programme d'histoire. Ecrit par un grand spécialiste de la géopolitique, ce livre est un bon investissement pour chaque élève de terminale ou toute personne soucieuse d'améliorer sa connaissance du monde contemporain.

 

 

Bien écrire le français est une condition nécessaire à la réalisation de devoirs corrects. Au lycée, aucun point n'est prévu dans le barème pour l'orthographe et la présentation car il est présupposé que vous maîtrisez un minimum la langue française. En conséquence, une copie mal écrite et mal présentée obtiendra une note entre 0 et 10 voire moins. Nous vous proposons ici quelques sites pour améliorer votre expression écrite:

- Le site de l'Académie française en commençant par les rubriques Questions de langue et Dire, ne pas dire.

- Le site ww.renouvo.org et plus particulièrement la rubrique consacrée aux nouvelles règles issues de la réforme de l'orthographe de 1990.

- Le site www.la-ponctuation.com et plus particulièrement sa rubrique sur la virgule. Le site nous rappelle dans un rapide aperçu historique que la ponctuation en français possède des codes qui remonte à l'illustre humaniste et spécialiste de la traduction Etienne Dolet (voir aussi cet amusant article de l'Express).

- Utilisez les dictionnaires en ligne comme le Larousse pour chercher la définition des mots voire même pour les puristes la version en ligne du Littré.

- Enfin, n'hésitez pas à consulter ce site sur les expressions de la langue française afin de vous divertir sans oublier que la plupart de ces expressions relèvent de la langue orale et ne peuvent donc être utilisées à l'écrit ou lors d'un examen.

« Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément. » Nicolas Boileau, L'Art poétique (1674)

Paul Helbronner est né en 1871 dans l'Oise en Picardie, pays de plaines. Admis à l'école Polytechnique en 1898, il se passionne pour la cartographie et l'Alpinisme. Il réalise sa première ascension du Mont-Blanc en 1891. Très vite, il pense à utiliser son talent pour le dessin afin de décrire les paysages de montagne. Lors d'un séjour à l'observatoire des Bosses en 1894, il réalise une plaquette de dessins d'une soixantaine de pages qu'il vend à plusieurs milliers d'exemplaire. Son intérêt pour le dessin de montagne est au départ purement artistique. Il se passionne cependant très vite pour la géodésie. Il fait partie des alpinistes qui ne se satisfont pas des cartes disponibles pour la Haute Montagne au début du XXème siècle. De fait, les sommets et les différentes voies d'ascension sont encore loin d'être tous parfaitement connus à cette époque. L'ascension de la Meije, dernier sommet d'envergure à avoir été conquis, n'a été réalisée pour la première fois qu'en 1877.

Avec le soutien du club alpin français à partir de 1902, Paul Hebronner réalise de nombreuses expéditions afin d'effectuer des relevés cartographiques permettant de décrire ce "nouveau monde" qu'est la Haute Montagne. Son immense fortune lui donne la possibilité de ne pas avoir à se préoccuper des contingences matérielles. Pour réaliser ses relevés, il utilise un appareil photo et un théodolite, instrument de mesure reposant sur le principe de la triangulation. Le résultat de cet énorme travail pendant plus de trente ans est la publication d'une Description géométrique détaillée des Alpes françaises en 11 volumes (1910-1938). Ce travail de titan n'est pas dénué d'une certaine dimension artistique. En parallèle à son travail de géodésie, Paul Helbronner réalise de beaux panoramas aquarellés d'après photographies (car les conditions de la Haute Montagne rendent impossible la peinture d'après paysage). Il les rassemble dans deux albums en complément de sa description géométrique.

Les cartes de Paul Helbronner ne sont aujourd'hui plus utilisées avec les progrès de la cartographie et la naissance des SIG. Elles ont néanmoins constitué une étape essentielle dans l'exploration des Alpes. Il existe une pointe qui porte le nom d'Helbronner aujourd'hui et ses aquarelles ornent les murs de nombreux chalets de montagne. Les archives de Paul Helbronner sont aujourd'hui conservé à Grenoble et Chamonix. Pour une biographie plus détaillée, il est possible de lire la notice biographique rédigée par Georges Perrier en pièce jointe.

La notion de "régime d'historicité" fait référence au rapport que nos sociétés entretiennent avec leur passé. On attribue en règle générale l'invention de cette notion à l'historien François Hartog.

Le XIXème siècle a été le théâtre d'un changement important de régime d'historicité pour le monde occidental. Alors que les sociétés d'Ancien Régime valorisaient une conception de l'histoire fondée sur la tradition et la concordance des temporalités en partie distincte de celle que Claude Lévi-Strauss a pu étudié pour les peuples premiers dans son ouvrage intitulé la Pensée sauvage (1962), nos sociétés contemporaines valorisent le présent voire l'avenir. Un tel constat est certes primordial mais il n'en reste pas moins simpliste et risque d'aboutir à une conclusion caricaturale qui identifierait la conception moderne du temps qui apparaît avec la Révolution française avec "l'idéologie du progrès".

Dans son livre intitulé La Discordance des temps, une brève histoire de la modernité (2011), l'historien Christophe Charle décrit la nature protéiforme de l'idée de modernité se transformant pour s'adapter d'une époque à une autre. De ce point de vue, l'apparition "récente" de la notion de postmodernité ne serait qu'une étape dans l'histoire de longue durée d'un concept qui a été l'objet de luttes intellectuelles et sociales constantes.

Nous vous proposons ci-dessus et en complément de cet article une présentation rapide de son livre par l'auteur dans le cadre d'une interview donnée sur France inter en octobre 2011.

* Voir aussi la recension qu'en fait Gilles Heuré dans Télérama.

Nous vous proposons dans cet article d'écouter la contribution de l'historien Christophe Charle relative à l'enseignement de l'histoire sociale dans le secondaire lors des Rendez-vous de l'histoire de Blois en octobre 2012. Après avoir dressé le tableau de l'évolution de l'histoire sociale depuis les travaux d'Ernest Labrousse, Christophe Charle propose une réflexion sur l'enseignement de la révolution de 1848 à travers plusieurs documents qui permettent de construire une approche originale de la question.

Nous proposons ici d'illustrer la démarche grâce à un certain nombre de références:

* La présentation du tableau L'atelier du peintre (1855) de Courbet peut être réalisée grâce au site histoire-image.org ainsi qu'un court extrait vidéo faisant référence au tableau (voir ci-dessous). Nous utiliserons aussi le livre de Christophe Charle intitulé Discordance des temps (2011).

L'analyse de ce tableau s'avère plus difficile que celle de L'enterrement à Ornans (1850, Courbet) qui peut s'appuyer non seulement sur le site histoire-image.org mais aussi sur un dossier pédagogique très riche (cf. ci-dessous).

* La réflexion sur le rôle de la caricature et de l'illustration à l'époque de la révolution de 1848 pourra être nourrie grâce à de nombreuses sources:

- L'exposition virtuelle de la BNF sur Honoré Daumier et la première vidéo ci-dessous complétée par un biographie téléchargeable plus bas en pdf.

- Le site de l'assemblée nationale et plus particulièrement la partie consacrée à Daumier ou à la révolution de 1848.

- Une comparaison avec le dessinateur Cham est aussi possible.

* En ce qui concerne L'Education sentimentale (1869), on pourra se servir du dossier pdf téléchargeable ci-dessous qui permet de mieux comprendre le rapport qu'entretint Flaubert avec son époque. Nous comparerons l'attitude de ce dernier avec celle de Victor Hugo afin d'en faire mieux ressortir les spécificités.

* En ce qui concerne la question des femmes dans la Révolution de 1848, on pourra s'appuyer sur l'article du site concernant Eugénie Niboyet.

 

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