JL

Grâce aux archives numérisées de la Révolution française, retrouvez de nombreux documents relatifs au Pays de Gex pendant la Révolution française.

Stanford et la Bibliothèque Nationale de France ont décidé de mettre en ligne une sélection d'archives de la Révolution française en les associant grâce à un moteur de recherche performant. En tout, ce fond documentaire représente 40000 pages et plus de 14 000 images pour en savoir plus rendez-vous sur le site de l'enssib. Un excellent outil pour les passionnés de la révolution française.

Mercredi 2 avril: Les 26 élèves et leurs professeurs sont arrivés à Berlin à 11h sur la piste de l'aéroport de Schönefeld L'agrandissement de cet aéroport situé dans le Land Brandenbourg devrait permettre d'accueillir 50 millions de passagers par an d'ici 2030 et sa distance au centre (18km) sera efficacement compensée par une liaison rapide en 30 minutes avec la gare centrale de Berlin. Après un long périple en S-Bahn et en tramway, les élèves ont pris possession de leurs chambres au Stepshotel du 22 Liebenwalderstrasse dans le quartier de Wedding (autrefois Berlin Ouest). Ils repartent pour visiter le centre-ville dans le cadre d'une première journée d'exploration pour laquelle ils ont préparé quelques exposés. L'hôtel se trouve dans un immeuble privé situé au sein d'un complexe urbain ayant appartenu à la firme Osram qui compte aujourd'hui de vastes espaces réaménagés selon le sytle "industriel". Il est décoré par l'artiste Thierry Noir qui est un ami du propriétaire de l'hôtel.

Après avoir dégusté une vingtaine de Currywürste (plat berlinois étrange qui date du Blocus de 1948) et autres "coupes-faim", nous nous sommes dirigés grâce au métro vers le centre historique et symbolique de Berlin qu'est redevenue la porte de Brandebourg. En effet, avant l'effondrement du mur ce lieu était avant tout une impasse (Sackgasse) pour la "Rue du 17 juin" et "l'avenue Unter den Linden". Nous avons insisté sur le caractère central de ce monument historique dans le Berlin réunifié puis nous nous sommes dirigés vers le Reichstag où nous avons évoqué les conséquences de l'incendie survenu en février 1933 sans pouvoir accéder à sa fameuse coupole de verre. Nous avons par la suite continué notre déambulation historique en direction de la nouvelle Gare centrale de Berlin inaugurée en 2006 qui a énormément impressionné les élèves avant de finir par une promenade le long de la Spree à proximité de la chancellerie. Les élèves auront donc eu un aperçu intéressant du Regierungsviertel et de sa modernité architecturale, symbole de la Berliner Republik.

Jeudi 3 avril: C'est parti pour une deuxième journée à Berlin. Nous consacrons aujourd'hui nos visites au Musée de la vie quotidienne en Allemagne de l'Est et au Hackescher Markt. La déambulation entre ces deux lieux de visite nous permettra sans aucun doute de voir encore de nombreux lieux remarquables de la capitale allemande.

Notre journée a commencé par une visite des fameuses Hackesche Höfe dans le quartier de Spandau. Il s'agit d'ensembles architecturaux associant commerces, ateliers de production et logements des travailleurs du secteur de la confection. Construit en 1906, elles correspondent à de véritables utopies architecturales ayant pour objectif de lutter contre le mal-logement des classes populaires et leurs conditions de vie produites par l'industrialisation. De ce point de vue, il est possible de les rapprocher de tentatives françaises comme le familistère de Guise.

Nous avons poursuivi notre matinée par le Musée de la RDA situé en face du Berliner Dom. Ce petit musée permet de prendre conscience de façon pratique des conditions de vie en RDA et plus particulièrement des importantes inégalités qui y régnaient entre le petit peuple et les élites du régime symbolisées par l'opposition entre la Trabandt des uns et la Volvo des autres.

Après un repas bien mérité, notre équipe s'est dirigée vers l'Alexanderplatz et la Fernsehturm. Sur le chemin, nous avons fait une halte devant la Neue Synagoge afin de rappeler l'horreur vécue par la communauté juive à l'occasion de la nuit de Cristal le 9 novembre 1938 (le bâtiment fut alors entièrement brûlé). Nous avons à l'occasion rappelé aux élèves que la voie vers le fanatisme nazi (Fanatismus) a été préparée en Allemagne par le développement de l'indifférence à l'égard du sort des juifs (Gleichgültigkeit).

Cette leçon d'histoire terminée, nous avons repris notre route en direction de la Fernsehturm datant de l'époque socialiste (368m) en haut de laquelle nous sommes montés pour mieux nous orienter dans l'espace urbain berlinois. La visite de l'Alexanderplatz a été l'occasion de rappeler aux élèves son rôle de vitrine du socialisme avant 1989. Nous avons aussi insisté sur le rôle actuel du Rotes Rathaus en tant que siège de l'actuel Sénat du Land et de la mairie de Berlin qui est un des 16 Länder de l'Allemagne contemporaine.

Pour terminer la journée, nous nous sommes rendus au KaDeWe. Grand magasin reconstruit dans les années 1950, il a servi de faire-valoir à la société de consommation (Konsumgesellschaft) Ouest-allemande en concurrence avec sa voisine communiste dont la planification était synonyme de monotonie. Il faut dire que ce Grand Magasin est le plus imposant d'Europe avec ses 60 000 mètres carrés au sol et ses 7 étages. Tous ceux qui s'y rendent ressortent fascinés par le rayon gastronomie mais aussi désespérés par les prix pratiqués... Une bonne manière de faire des économies.

Vendredi 4 avril: Notre voyage se déroule pour le mieux. Aujourd'hui, nous rassemblerons sur la même journée si nous en trouvons le temps la visite de la place de Potsdam et du Musée du cinéma ainsi que le Mémorial de l'Holocauste pour les Juifs assassinés.

La journée commence par la visite de la place de Potsdam. Ce carrefour berlinois des années 1920 où fut inventé le premier feu de signalisation tricolore s'est transformé durant la guerre froide en No man's Land coupé en deux par le mur de Berlin. Ce n'est qu'avec la réunification que cette place a connu une seconde naissance. Son architecture résolument moderne semble tout droit sortie du film de Fritz Lang Metropolis. Gratte-ciels et perspectives profondes donnent à cette place une esthétique monumentale impressionnante. Centre économique du nouveau Berlin, elle est de ce point vue entièrement comparable au Regierungsviertel de la Hauptbahnhof. Elle est aussi un haut lieu de la culture cinématographique où est organisée la Berlinale et où se trouve le Musée du cinéma que nous avons visité avec grand plaisir en nous arrêtant plus particulièrement sur la période de la naissance du cinéma allemand et sur les attitudes opposées de Leni Riefenstahl et de Marlene Dietrich face au nazisme.

Après un déjeuner bien mérité dans le Sony-Center, nous nous sommes dirigés vers le Mémorial de l'Holocauste. Les élèves ont été impressionnés par ce vaste cimetière construit en plein coeur de Berlin à partir de 2711 blocs anonymes de pierre grise: "des sépultures sans corps pour des corps sans sépulture". Construit en 1999, ce monument associé à un centre de documentation à entrée libre montre la volonté de la Berliner Republik de ne pas faire table rase du passé et de poursuivre les efforts en matière d'éducation populaire dans ce domaine. Certains élèves ont été bouleversés par la visite et ont déposé spontanément des fleurs sur les stèles.

Nous avons terminé notre journée avec une promenade dans le Tiergarten jusqu'à la Siegessaüle (1873) qui a été construite en souvenir des victoires prussiennes qui ont permis la naissance de l'Etat allemand (Danemark, Autriche, France). Elle se trouve à l'extrémité de la rue du 17 juin. Le nom de cette rue fait référence aux événements de 1953 commémorés en Allemagne de l'Ouest en tant que jour national jusqu'en 1990 (Tag der deutschen Einheit). Une pause dans la roseraie du Tiergarten nous a permis de nous ressourcer et de rentrer à l'hôtel apaisés et prêts à passer une soirée conviviale.

Samedi 5 avril: Notre journée consacrée au mur de Berlin a commencé par la visite du lieu mythique de Check Point Charlie qui doit sa renommée à la confrontation des chars soviétiques et américains en 1961 à la suite de la remise en cause des accords passés lors de la conférence de Potsdam en ce qui concerne la libre circulation des soldats entre les différents secteurs. Cette visite s'est accompagnée de celle du Zentrum Kalter Krieg grâce à un guide efficace et attentif aux questions des élèves. Nous avons ainsi appris qu'un sixième de la population est-allemande avait fuit d'Est en Ouest de 1945 à 1961 et notre guide a expliqué de façon précise la chute du mur de Berlin en insistant sur le rôle personnel de Günter Schabowski le 9 novembre 1989. Les élèves ont apprécié la mise en perspective de l'histoire du mur et de l'histoire internationale mais aussi le propos nuancé de notre guide. Ce dernier a ainsi insisté sur le fait que la RDA était dans certains domaines (droit à l'avortement) plus avancée que sa voisine alors même que son système était beaucoup moins démocratique.

Après le déjeuner, les élèves ont eu l'occasion de se rendre sur les lieux de l'ancien quartier du gouvernement datant de l'époque nazie située au niveau de l'actuel Wilhelmstrasse. Le lieu est aujourd'hui consacré à un un musée nommé Topographie des Terrors dont la visite est très instructive afin de mieux comprendre les rouages du système de terreur mis en oeuvre par les nazis. L'Etat nazi est davantage un Parti-Etat qu'un Etat-parti dans le sens où l'ensemble des institutions de la police régulière sont soumises à la volonté de la branche paramilitaire du parti dirigée par Himmler dont le rôle de "Chef des polices" devient officiel dès 1936. Le musée est situé à proximité d'un pan de mur de Berlin, ce qui invite à la mise en parallèle des deux totalitarismes dont il est nécessaire de souligner les points communs mais aussi les différences.

Notre journée s'est terminée par une visite de l'East side Galerie qui correspond à un autre pan conservé du mur de Berlin sur lequel se trouvent de nombreux tagues qui témoignent d'une culture urbaine très vivace à Berlin. Le lieu invite à une réflexion sur les murs qui persistent aujourd'hui et continuent à entraver de manière systématique la liberté de circulation constitutive de la liberté au sens moderne du terme. Les élèves ont pris de nombreuses photos qui leur ont permis de découvrir en réalité des images commentées à maintes reprises dans le cadre de leur cours d'allemand. Après un détour par l'Alexanderplatz où les élèves ont eu quelques minutes de quartier libre, nous sommes enfin rentrés à l'hôtel pour un repas bien mérité.

Dimanche 6 avril: Avant-dernière journée de visite qui sera consacrée à l'histoire allemande sur la longue durée et dont le point central sera la visite du Deutsch historisches Museum et de ses alentours.

Nous nous sommes rendus au DHM en remontant Unter den Linden et en nous arrêtant un instant devant la Humbodlt Universität fondée en 1809 mais dont le nom prestigieux date de 1949. Elle fut entre autres l'Université de Max Planck et de Mommsen. Puis, nous nous sommes recueillis dans la Neue Wache réalisée par l'architecte Karl Friedrich Schinkel et dédiée depuis 1960 aux victimes du "fascisme et du militarisme" au sein de laquelle se tient aujourd'hui une statue de Käthe Kollwitz intitulée "la mère et son fils mort".

La visite du DHM s'est concentrée sur les salles du premier étage qui concernent la période allant du premier siècle de notre ère à 1918. Grâce à une visite guidée, nous avons tenté d'expliquer la formation tardive d'un Etat-Nation allemand mais aussi le "Sonderweg" de la nation germanique par rapport au parcours français où anglais en insistant sur le difficile développement de la bourgeoisie libérale allemande de la fin de la guerre de Trente ans à nos jours (Thèse de Norbert Elias). Au XIXème siècle et dans la première moitié du XXème siècle, l'Allemagne est sur de nombreux points plus proche de la Russie que de l'Angleterre ou de la France.

Nous nous sommes par la suite restauré sur les marches de l'Eglise française située au niveau du Gendarmenmarkt. Ce moment de détente a été l'occasion de rappeler l'importance des Français dans le développement de Berlin à partir du XVIIème siècle. A la fin de la Guerre de Trente ans, la ville de Berlin s'est vidée de sa population comme de nombreuses villes allemandes. Pour la repeupler, Frédéric-Guillaume adopte une politique de tolérance religieuse qui profite à deux nombreux huguenots français qui fuient alors les dragonnades. En 1700, 20% de la population berlinoise est ainsi française et influence profondément l'art de vivre et la manière de pensée des Berlinois. Peut-on considérer que l'insolence et le côté provocateur qu'on attribue aux Berlinois encore aujourd'hui est un lointain héritage de cette époque?

Une fois le déjeuner terminé, nous avons continué notre visite historique en nous arrêtant devant le chantier du Château de Berlin qui correspond à l'ancien Palast der Republik. Nous y avons expliqué les polémiques déclenchées par un chantier de plus de 500 millions d'euros puis nous sommes repartis en direction de l'île aux Musées.

Lundi 7 avril: Demain nous rentrons déjà. L'aventure se terminera par une visite et quartiers libres au niveau de la Friedrichstrasse avant de retourner à l'hôtel à 14h afin d'y prendre nos bagages et de nous diriger vers l'aéroport de Schönefeld. Arrivée prévue à 20H20! Ne soyez pas en retard!

 

 

Ci-joint les powerpoints des présentations faites dans le cadre des journées académiques:

Catherine Barruel

Sylvain Lancelot

Jean-Loup Kastler

 

Paysdevoltaire.eu vous propose de réécouter ici deux émissions de Cédric Delaunay et Jean-Baptiste Diaz sur la question de la perception des étrangers en France à travers l'Histoire mises en ligne sur le site Polemixetlavoixoff.

 

Ce livre paru à compte d'auteur en avril 2009 est de notre point de vue une référence incontournable sur la vie d'un humaniste du XVIème siècle aujourd'hui trop oublié. Marcel Picquier, professeur de lettres modernes à la retraite, y montre une parfaite maîtrise de son sujet qu'il aborde de façon à la fois objective et engagée. Il y raconte de façon captivante la vie d'Etienne Dolet en ajoutant aux biographies précédentes comme celle de Richard Copley Christie (1886) une approche nouvelle fondée en grande partie sur ses qualités d'érudit et sa connaissance de la culture latine. Il y décrit un imprimeur humaniste passionné de littérature et initié à la philosophie cicéronnienne à la suite d'un voyage à Padoue. Malgré une spiritualité certaine, Etienne Dolet présentait plusieurs traits qui le rapprochait du paganisme antique et l'éloignait du dogme de l'éternité de l'âme. De fait, sa conception de l'histoire telle qu'il l'a transmise aux détours de certains de ses écrits montre qu'il s'en faisait une représentation matérialiste bien loin de l'idée de la providence chrétienne. A plusieurs reprises, il affirme croire à la postérité par les textes plutôt qu'à une hypothétique éternité dans les cieux. Marcel Picquier en conclut de façon convaincante que l'humaniste était bien en fonction des critères de l'époque un athée ou un incrédule. Il ne fait en cela que mettre en lumière l'existence d'exceptions importantes à la théorie de "l'impossible incroyance au XVIème siècle" proposée par le grand historien Lucien Febvre. Ce dernier, tributaire d'une histoire des mentalités aujourd'hui archaïque, reconnaissait à contre coeur les lacunes de sa théorie qui condamnait à l'infra-histoire ou à la littérature tous ceux que les républicains anticléricaux du XIXème siècle considéraient comme leurs lointains ancêtres.

Ce Livre qui s'inspire en partie dans sa démarche du travail réalisé par Marguerite Yourcenar dans L'Oeuvre au noir fait resurgir la question de l'étrange liberté des hommes et des femmes de l'époque moderne face à l'inquisition ou à la censure: Comment dire ou exprimer ce que l'on pense face au danger de la persécution? Comment évaluer la sincérité d'une profession de foi obtenue sous la menace?

Etienne Dolet meurt en 1546 brûlé sur le bûcher en place Maubert. Malgré toute sa prudence et ses protestations, ses juges finissent par avoir raison de lui en le rendant responsable d'une traduction trop fidèle au sens d'un texte hérité de l'antiquité qui nie l'éternité de l'âme. Il fut de fait le premier théoricien de la traduction moderne privilégiant le sens à la forme.

Comment s'étonner de l'hommage que lui a rendu la République laïque à la fin du XIXème siècle en lui construisant une statue Place Maubert! L'ironie de l'histoire veut qu'elle ait été fondue par les nazis pendant la Seconde guerre mondiale en même temps que celle de Diderot et d'autres philosophes. Marcel Picquier milite aujourd'hui pour le retour d'Etienne Dolet dans la mémoire collective nationale.

Travail réalisé par des élèves du Lycée international de Ferney-Voltaire (voir vidéo ci-dessous). Une belle réalisation technique et un texte bien choisi et travaillé. Bravo!

Depuis le 12 décembre 2008, la Suisse a intégré l'espace Schengen. Elle adhère ainsi à l'espace de libre circulation des personnes prévu par cinq membres de la Communauté européenne dès 1985 et confirmé en 1990 par la Convention Schengen. Cette intégration est le fruit de négociations entreprises par la Suisse et l'Union européenne depuis le refus de la Suisse en décembre 1992 de participer à l'Espace Economique Européen. Ces négociations s'organisent autour de deux séries d'accords bilatéraux (1999, 2004). L'adhésion de la Suisse à l'espace Schengen est acceptée par référendum en juin 2005. Elle entre en vigueur en décembre 2008 et facilite la vie des frontaliers français qui travaillent en Suisse (environ 200000 dont 25 % travaillent à Genève). En effet, le statut des frontaliers évolue: la préférence nationale est supprimée (2002) de même que les zones frontalières.
L'accord de libre circulation des personnes a été de nouveau approuvé par la Suisse lors du référendum du 8 février 2009. De fait, la Confédération Helvétique trouve aussi de nombreux intérêts aux les accords bilatéraux. Par exemple, les ressortissants suisses peuvent s'installer dans les pays de l'UE sans avoir besoin de demander un titre de séjour. Cependant, l'approfondissement des relations entre la Suisse et l'Europe semble pour le moment au point mort. En mars 2001, les Suisses ont rejeté le référendum d'adhésion par 76,8 % des voix. Malgré tout, la porte de l'Union européenne reste ouverte pour ce pays situé au centre de l'Europe. La voie bilatérale dont s'occupe le Bureau de l'intégration DFAE/DFE est-elle un "plus long chemin" menant à l'intégration à l'UE?

Vous trouverez ci-dessous un organigramme du système politique suisse permettant de mieux comprendre le fonctionnement des institutions politiques suisses à la fois très proches et très différentes des nôtres.

Le chômage est une notion complexe qui admet plusieurs définitions. En soi, la notion est apparue à la fin du XIXème siècle comme l'explique l'économiste Robert Salais dans L'invention du chômage (1986). De nos jours en France, il existe des chiffres publiés chaque mois par le Ministère du Travail grâce aux données collectées par pôle emploi avec un décalage d'un mois (Les chiffres du chômage au mois de janvier sont ainsi connus à la fin du mois de février). Il existe aussi des chiffres publiés de façon trimestrielle par l'INSEE sur la base d'une définition BIT qui permet des comparaisons internationales avec deux mois de décalage (les chiffres du dernier trimestre de l'année n sont connus au début du mois de mars de l'année n+1).

Pour les chiffres mensuels, il est possible de consulter le site de la Dares. Pour les chiffres par trimestre, il est nécessaire d'avoir recours à celui de l'INSEE.

Pour plus d'informations, vous pouvez regarder la vidéo ci-dessous.

2
Page 2 sur 18