Internet: une nouvelle relation aux sources de l'information
Internet: accès à l'information

"Le monde est plein de voix qui perdirent visage/ Et tournent nuit et jour pour en demander un" Jules Supervielle, Les Amis inconnus.

Samedi, 12 Avril 2014 18:21

Les archives numérisées de la Révolution française.

Rédigé par JL

Stanford et la Bibliothèque Nationale de France ont décidé de mettre en ligne une sélection d'archives de la Révolution française en les associant grâce à un moteur de recherche performant. En tout, ce fond documentaire représente 40000 pages et plus de 14 000 images pour en savoir plus rendez-vous sur le site de l'enssib. Un excellent outil pour les passionnés de la révolution française.

Samedi, 09 Février 2013 18:26

Moteur de recherche "Diderot" en sciences humaines et sociales.

Rédigé par JL

A partir de plus de 600 sites sélectionnés pour l'intérêt et la fiabilité parfois orientée de leurs publications, le moteur de recherche "Diderot" permet de réaliser des exposés et autres travaux ou recherches en Sciences Humaines:

Le moteur de recherche a été amélioré par ses concepteurs et possède un site indépendant.

Rendez-vous sur www.diderot.fr

Site pédagogique recommandé par les Signets de la BNF

Ce moteur est plus généraliste que www.rechercheisidore.fr. On peut considérer les deux moteurs comme complémentaires.

Attention à conserver malgré tout un regard critique!!!
Dimanche, 26 Décembre 2010 15:44

Google: Histoire d'un géant d'internet.

Rédigé par JL

Comprendre l'histoire du géant Google depuis sa fondation en 1998, c'est aussi, comme le souligne Jean-Noël Jeanneney, se confronter au défi que cette entreprise américaine surpuissante lance à l'Europe. Cette société, dont le siège social est installé à Moutain View en Californie, est aujourd'hui une des 100 premières firmes mondiales en termes de chiffre d'affaires (autour de 24 milliards de dollars en 2009). Elle possède le parc de serveurs le plus important du monde (près d'un million répartis sur 32 sites en 2010). Pour la même année, le moteur de recherche compte plus de 1000 milliards de pages indexées et totalise 6,4 % du trafic internet. Google diffuse et archive des messages dont les plus anciens remontent à 1981. Comme le souligne sa propre page de présentation, "Google a pour mission d'organiser les informations à l'échelle mondiale dans le but de les rendre accessibles et utiles à tous.".

Cette ambition démesurée de la part d'une entreprise privée qui joue sur son image de symbole de l'open source (service gratuit) a suscité bien des intérêts mais aussi des inquiétudes de la part des opinions publiques à l'échelle mondiale. Les avantages d'un tel outil ne sont plus à démontrer. Cependant, il est certain que sa situation de quasi-monopole peut justifier certaines craintes. Comment proposer une réponse européenne adéquate à ce défi numérique venu des Etats-Unis?

Jean-Noël Jeanneney souligne fort à propos qu'une confiance aveugle en Google équivaut à un recours systématique et critiquable aux forces du marché en courant le risque de négliger les intérêts de l'Etat et de la Nation. Il est intéressant de souligner que l'application stricte d'une telle philosophie n'aurait pas permis la naissance du célèbre moteur de recherche. Il n'a en effet pu être développé par les étudiants de Stanford Sergey Brin et Larry qu'à l'aide de fonds fédéraux versés notamment par la National Science Foundation. Dans la même perspective, il est assez piquant de remarquer, quand on connait le rôle que joue la publicité dans les recettes de Google, que les deux étudiants sont aussi les auteurs d'un retentissant article concernant les effets pervers du seul financement privé sur le fonctionnement d'un moteur de recherche.

Pourtant, c'est bien la seule logique de marché plus agressive que ne veut le faire croire le slogan de l'entreprise ("Don't be evil!") qui explique que Google ait pu bafouer à plusieurs reprise les droits d'auteur dans le cadre du juteux projet Google Books. Le 18 décembre 2009, Google a été condamné à payer 300 000 € de dommages et intérêts aux éditions du Seuil, Delachaux et Niestlé et Harry N. Abrams, ainsi qu'un euro à titre de préjudice au Syndicat national de l'édition (SNE) et à la Société des gens de lettres (SGDL) pour avoir reproduit intégralement certains ouvrages et rendu accessibles des extraits de certains autres sans l'autorisation des ayants-droit. Le tribunal de grande instance de Paris a également interdit à Google de poursuivre la numérisation d'ouvrages sans l'autorisation des éditeurs .

A partir de 2006, le géant Google s'est encore agrandi en rachetant Youtube. Cette prise de contrôle implique l'entreprise américaine dans d'autres problèmes qui ne se réduisent pas au respect des droits d'auteur. Une représentation naïve de ce média rapproche souvent son interdiction de l'hostilité des pays concernés (Iran, Chine, Turquie) à la philosophie des droits de l'homme et à la liberté d'expression telle qu'elle est pratiquée aux Etats-Unis. En réalité, la situation est beaucoup moins claire. Rappelons que Youtube a été condamné par le tribunal de la ville de Komsomolsk-sur-amour en juillet 2010 pour avoir diffusé des contenus racistes en direction des internautes russes. Google n'est pas exempt de tout reproche non plus dans ce domaine. Le scandale du traitement des informations relatives aux événements de la place Tienanmen par la version Google.cn en accord avec les autorité chinoises en 2006 le montre assez. De son côté, la justice française a indiqué par un jugement de septembre 2010 que les associations proposées par le moteur de recherche pouvait être considérées comme diffamatoires dans certains cas.

Enfin, la stratégie territoriale d'"optimisation fiscale" de Google en contexte de crise économique est très critiquée. En 2009, Google est parvenu à abaisser son taux d'imposition à 2,4% sur ses activités hors États-Unis, grâce à sa filiale irlandaise par laquelle transitent 88% de ses activités internationales d'après des informations rapportés par Bloomberg.

Cette brève histoire du moteur de recherche nous montre à quel point son image de géant économique luttant pour la démocratie doit être relativisée. Elle pose sans doute le problème de la création d'un moteur de recherche européen contrôlable démocratiquement en fonction de normes européenne tant sur le plan politique que sur le plan juridique. C'est à ce problème que devrait réponde le projet Quaero en 2013.

 

Source:

- Jean-Noël Jeanneney, Quand Google défie l'Europe, 2010, Mille et une nuits.

- Article wikipedia sur Google

Dimanche, 26 Décembre 2010 12:57

Un annuaire de la presse en ligne?

Rédigé par JL

Il n'existe pas d'annuaire officiel exhaustif de la presse en ligne. Cela tient à plusieurs raisons. Pour commencer, il n'y a pas de système de dépôt légal pour la presse en ligne comme c'est le cas pour les journaux traditionnels. Certains périodiques ne paraissent qu'en version numérique ou presque (voir par exemple le site Acrimed de critique des médias). Ce phénomènes est accentué par la possibilité d'accéder aux journaux étrangers par le web. Ces derniers ne relèvent pas de la juridiction française. On peut d'autre part noter qu'il est souvent difficile d'établir une différence stricte entre un site de presse en ligne et un blog ou une série de blogs. C'est ainsi que le site du Monde ou celui du Monde diplomatique hébergent des blogs dont le rapport avec le journal de référence est difficile à définir. Il résulte de ces considérations que tous les annuaires de la presse en ligne comme Toute la presse en ligne ne peuvent être que des sélections de journaux plus ou moins orientées. Il existe malgré tout une tentative de répertorier de façon sérieuse et systématique les annuaires les plus utiles dans ce domaine de la part de la BNF dans ses signets.

Samedi, 25 Décembre 2010 17:22

Qu'est-ce que le podcasting?

Rédigé par JL

Le podcasting ou "baladodiffusion" est un moyen de diffusion audio ou vidéo sur internet. Les fichiers diffusés par ce biais peuvent être disponibles sous différents formats (MP3, MP4...) et portent le nom de podcasts (balados en français, usage reconnu par le Petit Larousse depuis 2008). Ils permettent une conservation et une écoute ultérieure de certaines émissions. A la manière des flux RSS, les podcast peuvent être agrégés de façon plus ou moins automatique par un logiciel (par exemple i-tunes) sur un ordinateur ou un baladeur. Cela permet une écoute active et choisie des émissions sélectionnées sur un lecteur MP3 par exemple. Cette utilisation s'est affirmée avec la baisse du coût des baladeurs numériques au début du XXIème siècle et l'utilisation croissante de ce mode de diffusion par les sites de radio ou de télévision (il existe à ce sujet des sites annuaires comme Tous les podcasts). Le mot anglais podcasting est d'ailleurs un mot-valise qui vient de la contraction d’iPod, le baladeur à succès d'Apple, et de broadcasting, signifiant diffusion. La plupart des émissions de Radio France sont aujourd'hui disponibles dans ce format.

L'utilisation de ce type de technologie touche aussi le domaine de l'enseignement. Certains établissements universitaires rendent une partie de leurs cours disponibles sous format "balado". Les établissements pionniers dans ce domaine furent les Universités américaines. En France, l'Université Lumière-Lyon 2, pionnière en matière d'utilisation des TICE, possède depuis 2006 un système de baladodiffusion. À l'occasion du séminaire sur la baladodiffusion dans l'enseignement en janvier 2007, le ministère de l'Éducation nationale et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ont mis en évidence l'intérêt pédagogique lié à l'enregistrement et à la diffusion de cours en baladodiffusion. Il est évident que la généralisation de telles technologies changerait profondément la manière d'envisager l'enseignement pour le meilleur comme pour le pire.

Pour finir, il est possible de souligner l'ambiguïté croissante du terme de baladodiffusion avec l'apparition des smartphones. En 2005, le terme podcast a fait son entrée dans le New Oxford American Dictionary avec la définition suivante : « Enregistrement numérique d'un programme de radio, ou assimilé, disponible sur Internet pour un téléchargement vers un lecteur audio personnel ». Cependant, l'utilisation croissante des smartphones ou ordiphones depuis quelques années permet de rendre disponibles des sites entiers sur des téléphones aussi facilement transportables qu'un baladeur dont ils peuvent par ailleurs avoir les fonctions. En ce sens, il est possible de dire par exemple que ce site est entièrement baladodiffusable ou podcastable...

Mercredi, 22 Décembre 2010 16:57

Gallica: La bibliothèque numérique de la BNF.

Rédigé par JL

Même si les premières numérisations de la BNF datent de 1992, le projet Gallica n'a été lancé qu'en 1997. Il s'agit pour la BNF de rendre accessible sur le net "la bibliothèque virtuelle de l'honnête homme". Des ouvrages et des périodiques sont alors numérisés dans le respect du droit d'auteur. D'abord accessibles en mode image puis progressivement en mode texte, les numérisations de Gallica sont de plus en plus nombreuses. Elles ont dépassé le million de documents en février 2010.

Depuis 2000, la nouvelle version de Gallica (Gallica2) permet une plus grande personnalisation de l'interface. D'autre part, sous la présidence de Jean-Noël Jeanneney (2002-2007), la BNF tente de répondre au défi lancé par Google avec ses propres moyens. En effet, en décembre 2004, l'entreprise américaine Google fondée par Sergey Brin et Larry Page avait annoncé depuis son siège de Mountain view en Californie un plan de numérisation sur six ans d'une quinzaine de millions de livres imprimés (projet Google Livres). J.-N. Jeanneney décide alors de lancer Gallica dans une opération concurrente de "numérisation de masse". L'enjeu est double. Il s'agit de refuser le monopole économique de Google dans un domaine stratégique mais aussi de permettre à l'Europe et à la France de contrôler les critères d'accessibilité, de hiérarchisation et de qualité en ce qui concerne la numérisation de leur patrimoine. Comme il l'explique dans son livre programme Quand Google défie l'Europe (2005), il s'agit plus généralement de refuser une mondialisation culturelle uniformisante sur le modèle anglo-saxon. En effet, la BNF refuse la clause d'exclusivité qui ferait de Google le seul moteur de recherche associé à la numérisation de sa collection. C'est finalement l'entreprise franco-européenne SAFIG installée à Chartres qui décroche le contrat, proposé par la BNF, de numérisation de 100 000 ouvrages par an sur trois ans.

Dans le même temps, la Bibliothèque nationale de France soutient activement le projet de Bibliothèque numérique européenne Europeana lancé par la Commission européenne en novembre 2008. Il s'agit de défendre et de diffuser le patrimoine culturelle européen dans sa diversité. Le site nécessite pour sa consultation d'être enregistré.

Comme le montrent les polémiques de l'année 2009 liées au coût de la numérisation des ouvrages, Google ne semble pas parvenu à imposer sa loi à la BNF ou à Europeana. Malgré tout, certaines bibliothèques européennes ont été séduites par ses sirènes comme la Bibliothèque municipale de Lyon dirigée au moment du contrat avec Google de 2009 par Patrick Bazin.

Mercredi, 22 Décembre 2010 16:00

Flux RSS et agrégateurs

Rédigé par Monsieur Kastler

Un flux RSS est un fichier ou un ensemble de fichiers produits quand un site web est mis à jour et que de nouvelles données sont disponibles en ligne. Ces flux sont fréquemment utilisés par les blogs ou les sites d'actualité. Ce genre de technologie est utilisé par certains grands journaux français comme Le Monde, Le Figaro, Libération ou Le Monde diplomatique mais aussi par de nombreuses émissions radio ou télé en ligne (il est impossible d'en fournir ici la liste exhaustive). La lecture de ce type de flux sur des ordinateurs personnels est permise par des logiciels appelés agrégateurs. La plupart des navigateurs utilisés sur le net (Firefox, Explorer, Safari) permettent une agrégation des flux en local. 

Pour obtenir grâce à votre navigateur des informations relatives à des flux RSS, il vous suffit de cliquer dans la barre d'adresse ou à l'intérieur de la fenêtre sur le logo signalant la présence d'un flux RSS (voir ci-contre). Les flux RSS peuvent ensuite être classés dans les dossiers ou Marque-pages préalablement créés dans la barre personnelle. Chaque publication des sites sélectionnés vous est alors signalée par votre barre personnelle. Une consultation régulière de vos flux vous permet un suivi personnalisé de l'actualité en ligne.


Rq: Le site que vous consultez propose des flux RSS.

Samedi, 11 Décembre 2010 18:08

INA.FR: La première banque d'archives numérisées en Europe.

Rédigé par JL
L'Institut national de l'audiovisuel (Ina) est un établissement public à caractère industriel et commercial français, chargé notamment d'archiver et de partager toutes les productions radiophoniques et télévisuelles françaises, de la même manière que le fait la Bibliothèque nationale de France (BnF) avec les écrits et autres supports de l'image fixe, du son, de l'image animée, de la musique notée, des cartes et plans, etc. Les fonds de l'Ina sont accessibles à tous depuis l'ouverture du site ina.fr, en partie gratuitement. Il existe aussi un catalogue général pour faire une recherche plus approfondie dans les fonds de l'inathèque. Les archives ainsi localisées peuvent être consulté à Paris ou en Région sous réserve d'autorisation.
Samedi, 11 Décembre 2010 17:54

Persée: Portail des revues en sciences humaines et sociales.

Rédigé par JL
Le site Persée vous permet d'accéder à des revues scientifiques en ligne en sciences humaines et sociales. Persée est un programme national de bibliothèque scientifique soutenu par le MESR et mis en œuvre par l'Université Lyon 2, en collaboration avec la MOM, l'Université Paris-Descartes et le CINES. Pour l'instant, plus de 100 revues sont disponibles. Le site propose un moteur de recherche vous permettant de trouver les articles qui pourraient vous intéresser. Il constitue un outil utile pour approfondir vos exposés et vous permet de vous initier aux travaux universitaires dans les disciplines qui vous intéressent.
Samedi, 11 Décembre 2010 17:46

Les Signets de la Bibliothèque nationale de France

Rédigé par JL
Les Signets de la Bibliothèque nationale de France proposent une sélection commentée de ressources accessibles par Internet, choisies par les bibliothécaires de la BnF. Ils sont classés par thèmes et permettent d'accéder à une information relativement fiable. Malgré tout, il reste utile de recouper les informations que vous pourrez en tirer pour confirmer leur validité.
A la suite de la publication à l'été 2010 de 92000 documents sur la guerre en Afghanistan, le site Wikileaks est sous les feux de la rampe. Wikileaks diffuse comme son nom l'indique des fuites d'information à l'échelle mondiale. Son fondateur, Julian Assange, a pour objectif de faire de Wikileaks "l'organe de renseignements le plus puissant au monde". De fait, son poids dans les débats médiatiques contemporains semble de plus en plus important. Ce site pose la question de la place des médias associatifs dans le champ de l'information et du journalisme. Il interroge aussi le rapport entre diffusion de l'information et souveraineté des Etats. Le site Wikileaks est-il comme le pense le professeur Jay Rosen le "premier organe de presse échappant à tout pouvoir étatique"? Quels peuvent être les dangers d'une diffusion incontrôlée de l'information? Il existe de nombreux articles sur ce sujet dont le plus synthétique disponible sur le web est celui de Christian Christensen intitulé Wikileaks et les mythes de l'ère numérique (Monde diplomatique). De façon plus large, Wikileaks nous invite à nous informer sur l'état de la "société de communication" qui est la nôtre et sur les limites de la "révolution numérique".