JL

Le podcasting ou "baladodiffusion" est un moyen de diffusion audio ou vidéo sur internet. Les fichiers diffusés par ce biais peuvent être disponibles sous différents formats (MP3, MP4...) et portent le nom de podcasts (balados en français, usage reconnu par le Petit Larousse depuis 2008). Ils permettent une conservation et une écoute ultérieure de certaines émissions. A la manière des flux RSS, les podcast peuvent être agrégés de façon plus ou moins automatique par un logiciel (par exemple i-tunes) sur un ordinateur ou un baladeur. Cela permet une écoute active et choisie des émissions sélectionnées sur un lecteur MP3 par exemple. Cette utilisation s'est affirmée avec la baisse du coût des baladeurs numériques au début du XXIème siècle et l'utilisation croissante de ce mode de diffusion par les sites de radio ou de télévision (il existe à ce sujet des sites annuaires comme Tous les podcasts). Le mot anglais podcasting est d'ailleurs un mot-valise qui vient de la contraction d’iPod, le baladeur à succès d'Apple, et de broadcasting, signifiant diffusion. La plupart des émissions de Radio France sont aujourd'hui disponibles dans ce format.

L'utilisation de ce type de technologie touche aussi le domaine de l'enseignement. Certains établissements universitaires rendent une partie de leurs cours disponibles sous format "balado". Les établissements pionniers dans ce domaine furent les Universités américaines. En France, l'Université Lumière-Lyon 2, pionnière en matière d'utilisation des TICE, possède depuis 2006 un système de baladodiffusion. À l'occasion du séminaire sur la baladodiffusion dans l'enseignement en janvier 2007, le ministère de l'Éducation nationale et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ont mis en évidence l'intérêt pédagogique lié à l'enregistrement et à la diffusion de cours en baladodiffusion. Il est évident que la généralisation de telles technologies changerait profondément la manière d'envisager l'enseignement pour le meilleur comme pour le pire.

Pour finir, il est possible de souligner l'ambiguïté croissante du terme de baladodiffusion avec l'apparition des smartphones. En 2005, le terme podcast a fait son entrée dans le New Oxford American Dictionary avec la définition suivante : « Enregistrement numérique d'un programme de radio, ou assimilé, disponible sur Internet pour un téléchargement vers un lecteur audio personnel ». Cependant, l'utilisation croissante des smartphones ou ordiphones depuis quelques années permet de rendre disponibles des sites entiers sur des téléphones aussi facilement transportables qu'un baladeur dont ils peuvent par ailleurs avoir les fonctions. En ce sens, il est possible de dire par exemple que ce site est entièrement baladodiffusable ou podcastable...

Il y a de multiples façons de raconter l'histoire de la télévision selon qu'on l'aborde par le programme, la technique ou la politique tant par son contenant que par son contenu. Dans tous les cas, il faut recourir pour l'illustrer aux témoignages de ceux qui l'ont vécue pour l'illustrer: auteurs, artistes, producteurs, programmateurs, ingénieurs, techniciens, décideurs, constituant ainsi par de longs entretiens une véritable mémoire dans laquelle puiser.

Depuis 1992, s'est constituée peu à peu, avec le soutien du CNC, un recueil de grands témoins de la télévision avec une visée de caractère patrimonial permettant de satisfaire toutes les curiosités du chercheur autant que du grand public, pour les coulisses du petit écran.

La collection Télé notre histoire offre un espace de qualité aux récits de ces femmes et de ces hommes pionniers ou praticiens plus récents, dont l'itinéraire personnel et la pratique professionnelle éclairent de façon irremplaçable l'histoire de ce nouvel art qu'est la télévision.

Source: http://www.ina.fr/grands-entretiens/video/Television

Trop longtemps l’Afrique n’a eu ni visage, ni parole, ni mémoire. Sa seule histoire était celle qu’écrivaient à sa place ceux qui l’avaient fait souffrir et qui l’avaient pillée : des récits de peuples sauvages qu’il fallait éduquer, de dictatures écrasées de soleil, de catastrophes humanitaires. Comme si l’Afrique n’était pas encore assez adulte pour parler de sa propre voix. Comme si elle ne pouvait pas se dire, se raconter et nous révéler elle-même sa profonde identité.
La série AFRIQUE(S), Une autre histoire du 20ème siècle propose de revivre 100 ans de l’histoire de l’Afrique, par la voix de ses grands acteurs, tous ceux qui, de près ou de loin, ont pris part à son réveil et l’ont fait entrer dans le 21ème siècle.
Un proverbe africain dit : « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur. » A l’occasion de la commémoration en 2010 du 50ème anniversaire des indépendances de 18 pays africains et de l’organisation de la Coupe du monde en Afrique du sud, la série AFRIQUE(S) raconte pour la première fois l’histoire du continent africain « du point de vue des lions ». Et en dévoilant la mémoire de l’Afrique, la série donne à tous l’occasion de découvrir une autre face de notre histoire commune, une autre histoire du 20ème siècle…

La publicité au sens moderne du terme naît avec la nouvelle utilisation de l'image permise par l'âge industriel. C'est la révolution de l'imprimerie dans le domaine du texte et de l'image qui rend possible cette mutation (voir notamment l'invention de la lithographie en 1798). Nous reprenons ici la définition de la publicité proposée par le Dictionnaire mondial des images dans son édition de 2010 sous la direction de Laurent Gervereau: "La publicité est un message ou un ensemble de messages émis par une entreprise (ou par une agence engagée par cette entreprise) au sujet d'un produit et s'adressant à un public général ou ciblé". Comme le remarque ce même dictionnaire, si la publicité a existé de tout temps, elle doit son essor au développement de la presse écrite et à l'idée de vendre des espaces publicitaires à des annonceurs afin de faire baisser le prix de revient des journaux. Ce procédé est utilisé pour la première fois en France par le journal La Presse fondé en 1836 par Emile Girardin.

Cependant, c'est avec le triomphe de l'affiche publicitaire associant une image et un slogan que la publicité moderne rompt définitivement avec les formes traditionnelles de la criée (forme orale) et de la réclame (forme écrite). L'affichiste le plus célèbre de la fin du XIXème siècle est sans conteste Jules Chéret auquel la BNF a consacré une exposition numérique. Il pense dès cette époque à utiliser l'image de la femme pour vendre des produits (ce sont les fameuses "chérette" dont on peut voir un exemple ci-contre, ancêtres des "pin-up" américaines des années 1950). De nombreux artistes se lancent aussi dans l'aventure. C'est le cas de Bonnard ou de Toulouse-Lautrec par exemple. C'est une des manifestations de la collaboration entre les artistes français et le monde industriel. On pourrait même parler de tradition française dans ce domaine car c'est lors de l'exposition universelle de Paris en 1855 qu'est proposé pour la première fois un Palais des Beaux-Arts même si les Arts décoratifs restent à l'époque au second plan. L'affiche obtient ainsi ses lettres de noblesses et Ernest Maindron, Secrétaire de l'Académie des Sciences lui consacre un article dans le numéro de la Gazette des Beaux-Arts de novembre 1884. Ce n'est que dans les années 1930 que l'affiche publicitaire utilise de façon massive des photos et que les illustrations peintes commencent à se marginaliser (On pourra sur ce sujet se reporter à l'exposition Une Histoire de la photographie publicitaire organisée par le Musée des Arts décoratifs en 2006-2007). Notons que l'affiche n'est pas le seul support qui permet une utilisation de l'image à des fins publicitaires. Boîtes d'allumettes, magazines, journaux, emballages et nombreux objets de la vie quotidienne ont été utilisés dans cette perspective dès la fin du XIXème siècle.

Enfin, il faut souligner que les techniques développées dans le cadre de la publicité furent souvent réemployées dans le domaine politique lors des campagnes électorales ou à des fins de propagande.

Même si les premières numérisations de la BNF datent de 1992, le projet Gallica n'a été lancé qu'en 1997. Il s'agit pour la BNF de rendre accessible sur le net "la bibliothèque virtuelle de l'honnête homme". Des ouvrages et des périodiques sont alors numérisés dans le respect du droit d'auteur. D'abord accessibles en mode image puis progressivement en mode texte, les numérisations de Gallica sont de plus en plus nombreuses. Elles ont dépassé le million de documents en février 2010.

Depuis 2000, la nouvelle version de Gallica (Gallica2) permet une plus grande personnalisation de l'interface. D'autre part, sous la présidence de Jean-Noël Jeanneney (2002-2007), la BNF tente de répondre au défi lancé par Google avec ses propres moyens. En effet, en décembre 2004, l'entreprise américaine Google fondée par Sergey Brin et Larry Page avait annoncé depuis son siège de Mountain view en Californie un plan de numérisation sur six ans d'une quinzaine de millions de livres imprimés (projet Google Livres). J.-N. Jeanneney décide alors de lancer Gallica dans une opération concurrente de "numérisation de masse". L'enjeu est double. Il s'agit de refuser le monopole économique de Google dans un domaine stratégique mais aussi de permettre à l'Europe et à la France de contrôler les critères d'accessibilité, de hiérarchisation et de qualité en ce qui concerne la numérisation de leur patrimoine. Comme il l'explique dans son livre programme Quand Google défie l'Europe (2005), il s'agit plus généralement de refuser une mondialisation culturelle uniformisante sur le modèle anglo-saxon. En effet, la BNF refuse la clause d'exclusivité qui ferait de Google le seul moteur de recherche associé à la numérisation de sa collection. C'est finalement l'entreprise franco-européenne SAFIG installée à Chartres qui décroche le contrat, proposé par la BNF, de numérisation de 100 000 ouvrages par an sur trois ans.

Dans le même temps, la Bibliothèque nationale de France soutient activement le projet de Bibliothèque numérique européenne Europeana lancé par la Commission européenne en novembre 2008. Il s'agit de défendre et de diffuser le patrimoine culturelle européen dans sa diversité. Le site nécessite pour sa consultation d'être enregistré.

Comme le montrent les polémiques de l'année 2009 liées au coût de la numérisation des ouvrages, Google ne semble pas parvenu à imposer sa loi à la BNF ou à Europeana. Malgré tout, certaines bibliothèques européennes ont été séduites par ses sirènes comme la Bibliothèque municipale de Lyon dirigée au moment du contrat avec Google de 2009 par Patrick Bazin.

A l'âge de la société de la communication et du numérique, la "presse papier" nous apparaîtrait presque comme un média d'un autre temps. Pourtant, elle fut le premier média de masse de l'âge industriel. La presse au sens moderne du terme naît avec l'utilisation des premières presses mécaniques anglaises aussi appelées presses Koenig. Inventées par l'ingénieur Friedrich Koenig, elles furent employées pour la première fois par le journal britannique The Times (1814). Elles ne sont utilisées en France qu'à partir des années 1820. Ces machines fonctionnent grâce à l'énergie fournie par la machine à vapeur. La presse est donc la fille de l'âge industriel.

Les machines Koenig (voir illustration ci-contre) permettent des tirages recto de 1000 à 1500 pages à l'heure. Comme le souligne l'historien Christophe Charle, elles nécessitent des locaux très vastes et spécialisés. D'autre part, elles présentent un certain nombre de limites techniques. Avant l'adoption de la stéréotypie qui permet la reproduction des compositions, il faut une équipe de compositeurs par machine. Cela ralentit considérablement le tirage.

Ces contraintes ne commencent à être dépassées qu'avec les travaux du mécanicien et fabricant de machines à imprimer Hippolyte Auguste Marinoni. En 1847, ce dernier invente la première presse française à réaction permettant des tirages recto-verso pour répondre à une commande du patron de presse Emile Girardin. Elle imprime 6000 pages à l'heure. La vitesse d'impression est donc multipliée par quatre par rapport aux presses Koenig. Grâce à cette technique, les tirages quotidiens atteignent les 100000 exemplaires pour un journal autour de 1848. Dans sa lancée, Marinoni développe et améliore ses machines dans le cadre de sa Société qu'il crée en 1847. En s'appuyant sur les travaux de Jacob Worms, il crée la première rotative de fabrication française fondée sur le principe "cylindre contre cylindre" qui est utilisée pour la première fois en 1866 pour imprimer Le Petit Journal (Les 900 000 exemplaires sont atteints pour ce journal en 1890). Marinoni succède à Emile Girardin à la tête du Petit Journal en 1883. En 1889, il dépose un brevet concernant la presse rotative à imprimer en couleur. Peu après, il lance Le Petit Journal illustré, un supplément hebdomadaire, avec lequel il fait entrer la couleur dans la presse. C'est l'acte de naissance de la presse à sensation.

A ces mutations de l'imprimerie, il faut ajouter les transformations qui concernent la production du papier qui s'industrialise avec l'invention de la première machine à papier par Louis Nicolas Robert en 1798. Les machines à papier se modernisent au cours du XIXème siècle pour répondre aux demandes de plus en plus importantes de la presse. C'est l'apparition de la rotative à la fin du XIXème siècle qui fait littéralement exploser la demande.

Les contraintes techniques ne concernent pas seulement la production mais aussi la diffusion de la presse. Malgré l'affirmation du chemin de fer, les contraintes dans ce domaine restent importantes jusqu'à la fin du XIXème siècle comme le souligne Christophe Charle: "Jusqu'à 250 km de Paris, le retard (de livraison) est d'une journée, jusqu'à 400 km de deux jours. (...) C'est pourquoi la presse de l'époque est essentiellement une presse d'opinion qui donne une interprétation des événements bien plus qu'un récit de ceux-ci au jour le jour" (Le Siècle de la Presse, UH, 2004).

A ces contraintes techniques, il faut ajouter des contraintes politiques, sociales, économiques et culturelles. Le prix du journal ne s'allège qu'à partir des années 1830 avec l'utilisation croissante du papier et de l'encre industriels. Le premier journal à 5 centimes est Le Petit Journal fondé en 1863. Mais les frais de poste et le droit de timbre alourdissent considérablement le prix des journaux à la vente jusqu'en 1870. Une autre limite à la diffusion est le contrôle étroit qu'exerce le pouvoir politique sur la presse jusqu'à la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881. Enfin, il faut souligner le difficile accès de larges couches de la population à ce type de média jusqu'aux lois Ferry de 1881-1882.

Dans l'entre-deux-guerres, les tirages continuent d'augmenter. Ils atteignent et dépassent les deux millions d'exemplaires pour certains journaux. La presse et l'imprimerie industrielle dans leur ensemble s'imposent comme de puissants moyens de propagande dont différents courants politiques savent tirer partie. L'impact de la presse sur la formation des opinions ne peut se mesurer en fonction du seul tirage des journaux. Comme le remarque l'historien Christophe Charle, il existe de multiples "circuits invisibles de diffusion".

N.-B.: La "presse papier" ne disparait pas à l'âge du numérique même si elle connait un léger recul ces dernières années quant à ses tirages. Elle se modernise dans ses méthodes et dans ses techniques.

L'Institut national de l'audiovisuel (Ina) est un établissement public à caractère industriel et commercial français, chargé notamment d'archiver et de partager toutes les productions radiophoniques et télévisuelles françaises, de la même manière que le fait la Bibliothèque nationale de France (BnF) avec les écrits et autres supports de l'image fixe, du son, de l'image animée, de la musique notée, des cartes et plans, etc. Les fonds de l'Ina sont accessibles à tous depuis l'ouverture du site ina.fr, en partie gratuitement. Il existe aussi un catalogue général pour faire une recherche plus approfondie dans les fonds de l'inathèque. Les archives ainsi localisées peuvent être consulté à Paris ou en Région sous réserve d'autorisation.
Le site Persée vous permet d'accéder à des revues scientifiques en ligne en sciences humaines et sociales. Persée est un programme national de bibliothèque scientifique soutenu par le MESR et mis en œuvre par l'Université Lyon 2, en collaboration avec la MOM, l'Université Paris-Descartes et le CINES. Pour l'instant, plus de 100 revues sont disponibles. Le site propose un moteur de recherche vous permettant de trouver les articles qui pourraient vous intéresser. Il constitue un outil utile pour approfondir vos exposés et vous permet de vous initier aux travaux universitaires dans les disciplines qui vous intéressent.
Les Signets de la Bibliothèque nationale de France proposent une sélection commentée de ressources accessibles par Internet, choisies par les bibliothécaires de la BnF. Ils sont classés par thèmes et permettent d'accéder à une information relativement fiable. Malgré tout, il reste utile de recouper les informations que vous pourrez en tirer pour confirmer leur validité.
Le site de l'Assemblée nationale propose une série de documents sur le sujet de la lutte des femmes pour obtenir des droits politiques de 1789 à nos jours. La question de l'éligibilité est traitée mais aussi celle de la parité. Les documents disponibles en plusieurs formats sont suivis d'une analyse de quelques lignes. Un outil indispensable pour construire un exposé intéressant sur le sujet.
13
Page 13 sur 19